Cette fiction coule. Et l'overdose de pub, tout comme celle d'amis venant d'on ne sait où n'aide
surement pas, non plus.
... A moins que ce ne soit moi, qui coule, l'entrainant avec moi.

Fiction en pause, pour quelques semaines, ou peut être plus.

[ Mieux vaut prévenir, juste au cas où - par je ne sais quel miracle - il me reste encore quelques lectrices. ]

Bonne vacances à toutes.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 12:10

                                       «             MOVE AND BLEED             »                                       

                                        «             MOVE AND BLEED             »                                        
Heath Legder                                                                               Christina Ricci                                                                                                Gaspard Ulliel
          [ Evan Howard ]                                                     [ Callypso Wheatherly ]                                                                               [ Micah Loon ]               

         Keira Knightley                                                                                               Henry Cavil                      
            [ Jersey Stonen ]                                                                        [ Jackson McCaullin ]  






«                      Les mots s'alignent, s'enchaînent, s'entrechoquent; sans réel but, sans espérance.
Puis soudain, tout prend vie.
                    L'histoire commence, sous l'esquisse d'un décor inédit et bénit.
Une réalité nouvelle s'empare alors de nous, nous plonge dans un autre univers, remplie de cris, de larmes, de douceur, d'aigreur, et de pureté.
Puis d'un coup, les personnages s'animent, prennent possession des lieux.
                    On oublie tout ce qui fait de nous ce que nous sommes pour ne plus vibrer qu'à travers eux.
On se détruit, on se blesse, on se déchire. On s'aime comme on se déteste.
Et on se réinvente, dans l'ombre de ces personnages fictifs.
                    En un mot : On vit.                      »











Je n'ai pas envie de faire de pub.Si mon histoire plait, elle sera lue. [ C'est si beau, de rêver un peu ^^' ]
J'accepte toutes les pubs, passe voir toutes les fictions, étant toujours à la recherche d'histoires à lire.
Mon histoire risquera d'aborder des thèmes tels que l'homosexualité, la drogue ou encore l'anorexie...
En attendant la mise en place d'une Newsletter, je préviens des mises à jours toutes les personnes ayant mit au moins un commentaire sur le dernier article en ligne.
Sur ce, bonne lecture.
Louka.


# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:00

Modifié le mardi 30 juin 2009 15:40

                          «             MOVE AND BLEED             »                                                                        Chapitre #001                                       

                           «             MOVE AND BLEED             »                                                                         Chapitre #001                                        






                                       «  Bordel de merde !
               
               Pour la vingt-deuxième fois en moins d'une heure, Evan Howard poussa un long soupire avant de fermer d'un coup sec le dossier en face de lui. Prenant sa tête entre ses mains, il inspira profondément, comme pour se donner du courage. Cette histoire allait finir par le rendre fou, il en était certain.
Evan était avocat, l'un des meilleurs de tout New York à vrai dire, et sûrement même de toute la profession. En fait, il aimait ça par dessus tout : Etre le meilleur.
               Pourtant, sur cette affaire là, il se cassait les dents. L'homme qu'il était censé défendre était accusé de meurtre. Et tout, absolument tout, le désignait comme coupable. D'ailleurs, même Evan était intimement persuadé qu'il l'avait tué, cette femme. Un meurtre passionnel, il en était sûr. Mais il voulait le faire libérer, pour lui, pour son putain d'égo démesuré. Parce qu'il voulait gagner, encore.
               Son téléphoné sonna, mais il ne bougea pas, laissant la messagerie s'enclencher.

                                       « Hey vieux, c'est Jay. Devines quoi ? J'ai gagné mon procès. J'suis une rockstar du barreau...
                                       Bref, on déjeune toujours ensemble, hein ?! Midi, au Trattoria Trecolori . A tout l'heure.
»

               Evan esquissa un sourire et, regardant l'horloge, se rendit compte qu'il était presque midi. Jurant, il attrapa sa veste et sortit en trombe de son bureau, fermant la porte d'un coup sec. Il passa devant son assistante, qui lui courut après pour lui donner ses messages. Elle parlait d'un voix rapide et essoufflée, tout en sachant pertinemment qu'Evan ne l'écoutait que d'une oreille

                        Et votre mère a appelé, M. Howard, dit-elle avant de s'arrêter et de soupirer.

               Il remercia son assistante sans lui jeter un regard, et quitta l'immeuble, tout en songeant qu'il lui faudrait appeler sa mère en rentrant.
En réalité, Jenna Howard n'était pas sa mère, pas vraiment. Jenna et son mari, Jimmy, avait adopté Evan il y a une quinzaine d'année de cela. Il ressentait une vague affection pour elle, le poussant à jouer le jeu du gentil garçon. Mais rien de plus.
               Evan avait six ans lorsqu'il a perdu sa vraie mère. Sa mère, une prostituée comme il y en a partout, dans le coin pourri où il a grandit. Quant à son père, il ne l'a jamais connu. Probablement un client comme tout les autres. La vérité, c'est qu'il s'en fiche éperdument. Avec ou sans parents, son existence aurait été la même, dans l'enfer qu'était sa vie. Et sa vie, il la haïssait, à cette époque, au point que l'envie de fuir ne le quittait jamais.
Le problème, c'était qu'aux yeux de tous, on ne pouvait vraiment quitter cette ville que par la mort. En fait, c'était juste la terreur qui empêchait les gens de s'enfuir, et l'intime conviction qu'ici ou ailleurs, la vie serait toujours la même. Alors chacun acceptait son sort, et tirait sa peine dans le purgatoire qu'était cette petite ville sans foi ni loi. Tous sauf Evan.
               Il commença à dealler, entrant dans la cours des grands. Car tout le monde savait qui faisait réellement la loi là bas : Les dealleurs. Alors Evan dealla, pour se sortir de là. Pour être remarqué, respecté. Pour se faire une place. Parce qu'après tout, une place au sein d'une bande de dealleur vaut mieux qu'un coin humide dans un caniveau. Les grands chefs finirent par vite l'aimer, le petit fils de pute au coeur de pierre. Et c'est à l'âge de onze ans que tout changea.
               Ce jour là, par une banale matinée d'automne, il tua pour la première fois. Il tua comme il deallait, comme il fumait, comme il respirait : Naturellement. Il arracha la vie à un homme, sans remord, sans rien, presque avec ennuie. En apparences tout du moins.
Et ce jour là, inconsciemment, il obtint les pleins pouvoirs sur cette ville. Il aurait pu fuir ce jour là, quitter cet endroit qu'il haïssait tant. Mais cet endroit était devenu le sien à présent, et il aimait ça. Ou du moins, celui qu'il était devenu aimait ça. Car il n'était plus Evan, plus vraiment.
L'ennuie, dans tout ça, c'est qu'il en voulait plus. Encore et toujours plus. Alors il quitta son bled, simplement pour voir les environs. Simplement pour visiter New York. Lui, ses deux kilos de came dans chaque poche, son flingue et son pseudo frère, aux airs de caïd trop vite grandit. Mais ce jour là sonna la fin de tout. Ce jour là, ils furent tout deux arrêtés par la police.
               Du haut de ses douze ans, il n'arriva rien à Evan, et ce fût son frère qui finit en prison. Evan, quant à lui, termina dans une famille d'accueil. Il fut rassuré – et vaguement amusé – de voir que les gens d'ici sous-estimait les enfants à ce point. Les inconscients.
Et c'est là, alors qu'il venait tout juste de mettre les pieds dans ce qui était censé être son nouveau quartier, qu'il les rencontra pour la première fois. Jackson et Callypso.
               Il prévoyait tout juste de s'enfuir d'ici, de retrouver sa ville, lorsque Jay s'était avancé vers lui, et lui avait proposé de jouer avec eux. Evan avait froncé les sourcils, tout en regardant le gamin de la tête aux pieds. Il s'apprêtait à lancer une remarque cinglante quant elle s'avança vers lui en tournant sur elle même. Callypso. Elle ne semblait pas avoir plus de sept ou huit ans, mais d'un coup, Evan perdit le contrôle. Pour la première fois depuis des années, il n'était plus maître à bord, détrôné par une gosse de huit ans. Lui décrochant un sourire éblouissant, elle lui prit la main et, sans rien dire, l'amena vers ses amis restés en retrait. Et Evan se laissa conduire, s'inclinant face à celle qui venait d'obtenir les pleins pouvoirs sur sa vie, sans même le savoir. Il ouvrit la bouche, et se présenta. Rien qu'un mot, un sourire, et tout changea, malgrès lui.

                        Evan !

               Ses pieds l'avaient guidé d'euxmême jusqu'à son lieu de rendez vous. Jay était déjà là, et le bras levé, faisait signe à Evan. Il s'assit, non sans jeter un rapide coup d'oeil alentour, cherchant du regard une serveuse bien particulière : En vain.

                        Tu t'es levé tôt, ce matin, dis donc ! Lança Jay alors qu'Evan venait tout juste de s'asseoir.
                        Faut croire... Ou alors, tu t'es levé très tard.

               Jay rit, et haussa les épaules.
Pour Evan, Jay était et restera, son seul et unique ami. Ils en étaient venus à tout partager, où presque. Ils étaient tout deux avocats, et avaient ouverts un cabinet ensemble. Ils avaient emménagé ensemble, avec Callie, bien évidemment. Ils se racontaient leurs vies de tous les jours, avaient les mêmes connaissances. Seul le passé d'Evan restait encore flou, et le restera. A vrai dire, Evan préférait que son ami ne sache pas ce qu'il avait pu faire. Pourtant, peut être que depuis le temps, Evan aurait dût mettre au courant Jay, lui parler de son putain de passé, lui dire ce dont il était, et est encore capable. Mais égoïstement, il fit l'impasse sur son enfance, pour ne pas perdre Jay, pour ne pas perdre Callie. Parce que Jay et Callie sont indissociables depuis toujours, et ça, Evan l'a très vite comprit. Il aurait pu en être jaloux, d'ailleurs, de cette relation particulière entre eux. Mais ils les aiment, tout les deux et cet amour suffisait à étouffer toute jalousie.

                        Callie !

               Evan sursauta en entendant son ami et, suivant son regard, finit par repérer celle qu'il avait cherché en entrant ici. Callypso. Elle leurs sourit, et leurs fit signe de patienter quelques instants, tandis ce qu'elle prenait la commende d'une table à l'opposée de la leur.
Callie semblait fatiguée, lasse. Pourtant, elle était à couper le souffle. Comme toujours.
               En fait, elle paraissait irréelle tant elle était belle. Elle était l'antidote du mal qui le ronge, celle qui muselait le monstre en lui par la seule force de son sourire. Elle était celle qui avait réanimé un coeur qu'il croyait mort depuis longtemps. Celle dont la bonté et la pureté vous écrase, vous oppresse, vous déboussole et vous chamboule. Celle qui d'un battement de cil, donnait un sens à la vie toute entière. La vérité, c'est qu'elle était sûrement le centre de l'univers, sans le savoir vraiment.
Elle était parfaite, et même plus que ça. Elle était elle.

                        Evan ! Hé ho !

               En entendant la voix de Jay, Evan sortit de ses pensées, et vit Callie agiter sa main devant son visage hébété. Il tourna la tête vers elle et la vit lui sourit tout en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.

                        Qu'es ce que je te sers? Reprit-elle.
                        Je... Rien qu'un café.
                        D'accord, et toi ? Demanda-t-elle à l'attention de Jackson.
                        Comme d'hab' pour moi, merci.

               Acquiesçant, elle leurs adressa un dernier sourire et partit d'un pas résigné. Jay attendit que Callie soit hors de vue, pour reprendre la parole.

                        Au faite, on a une nouvelle affaire. Si on la gagne, direction les caraïbes pour les vacances... dit-il d'un air rêveur.
                        Pourquoi les caraïbes ? Demanda Evan en souriant.
                        'Sais pas, on en parlait avec Callie hier soir.

               Evan n'aimait pas vraiment les voyages. En fait, il était bien où il était, vraiment bien.
Mais s'il fallait partir au bout du monde pour leur faire plaisir, il partirait. Evan n'avait besoin de rien d'autre qu'eux. Jay et Callie. Le reste était obsolète.

                        Hum, hum... Et c'est qui, le client ?
                        Oh, Micah Loon.
                        Loon... L'acteur ?
                        Non, son fils.

               A ses mots, Evan grimaça. S'il y avait bien une catégorie de gens qu'il haïssait, c'était eux : Le gosses de riche. Des préjugés, sûrement, mais il ne pouvait s'en empêcher. Il en avait vu circuler, sous ses yeux, des fils de riches, persuadés d'avoir tout les droits. Parfois, il s'en voulait un peu de les détester, parce que, mine de rien, il a été comme eux, à une époque. Plus ou moins. Sauf que son monde, il en était maître, pour de vrai. Alors il se fit la promesse de faire un effort, pour une fois. Juste une, pour voir.

               Pourtant, il allait le détester, celui là aussi. Il allait le haïr, bien plus que tout les autres réunis, le détester comme il n'a jamais détesté personne.
S'il savait, ce qu'il allait provoquer, ce simple fils de star, il n'aurait jamais lancer une telle promesse. Jamais. »







Je sais bien que les premiers chapitres sont en général chiants au possible, mais il faut bien que je présente mes personnages, non ? Je suis consciente que mon style est brouillon et sûrement assez brut. Désolée. Sinon, vous préférez des articles longs ou court ? Je m'informe, pour la suite. Parce que j'ai la fâcheuse tendance d'écrire des pavés imbuvables. Encore faut-il que mes lectrices restent, bien sûr ><"
Merci infiniment à vous toutes [ ♥ ]


# Posté le vendredi 13 mars 2009 18:53

Modifié le dimanche 12 avril 2009 06:57

                          «             MOVE AND BLEED             »                                                                        Chapitre #002                                       

                          «             MOVE AND BLEED             »                                                                         Chapitre #002                                        
          





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                                       « Micah ? Micah !
                                      
               Debout dans un couloir obscur, une belle blonde frappait désespérément contre la porte d'un appartement. A l'intérieur, seul le bruit de la douche était perceptible, et ledit Micah, encore allongé dans son lit, poussa un grognement en enfonçant sa tête dans l'oreiller, espérant faire taire les bruits qui semblaient l'assaillir de toutes parts. Pourtant, le tambourinement furieux à sa porte ne s'étoffa pas pour autant.
                                      
                        Hum entrez, marmonna inutilement Loon.
                                      
               Le jet d'eau cessa au même instant que le martellement sur sa porte, et Loon poussa un soupire de soulagement. Relevant péniblement la tête, il vit qu'il était déjà vingt heures. Jurant, il s'assit sur son lit, se souvenant qu'il devait dîner avec...
                                      
                        Micah !
                                      
               ... Aurore. Aurore était supposée être sa petite amie. Tout du moins, elle se présentait comme telle depuis presque deux semaines. En fait, pour Loon, la blondinette n'était rien d'autre qu'une emmerdeuse de première qui ne le lâchait plus, croyant stupidement qu'ils avaient un avenir tout les deux. La jolie blonde s'avança vers lui, une moue amusée sur le visage, et s'assit sur le lit.
                                      
                        Toujours au lit ? Tu es rentrée tard je paris, mon coeur...
                                      
               Loon ne répondit pas, n'ayant même pas prit la peine d'écouter. Sa tête, sur le point d'exploser, l'empêchait de se concentrer sur quoi que ce soit - quant bien même, il n'aurait pas écouter pour autant. Chacun de ses muscles le faisait souffrir, comme si son corps cherchait un moyen de le punir de tout ce qu'il lui avait fait subir. Son souffle se fit rauque et appuyé, et attira l'attention d'Aurore. Mais il s'en foutait. Il se foutait d'Aurore, il se foutait de son corps meurtri par ses excès de toujours. Il savait bien qu'il avait goudronné ses poumons avec tant d'ardeurs que parfois, il en venait à suffoquer.
               La porte de la salle de bain s'ouvrit alors, laissant découvrir une magnifique brune, enroulée dans une serviette, les cheveux dégoulinant et les yeux cernés de noirs. Se relevant difficilement, il s'étira, ignorant le regard choqué d'Aurore.
                                      
                        Que... Qu'es ce que... Micah... ?
                                      
               La brune étouffa un rire et, laissant glisser sa serviette au sol, ramassa son pantalon qu'elle enfila, avant de se diriger vers l'armoire de Loon pour y prendre une chemise, agissant comme une habituée des lieux. Ce qu'elle était, dans un sens.
               Depuis longtemps, les médias aimaient à s'imaginer que ces deux là vivaient une belle histoire d'amour. En fait, Jersey et Loon n'ont jamais été ensemble. Entre eux, il n'y avait rien, rien d'autre que du sexe. Du moins, en théorie. Lui, star des tabloïds et elle, mannequin international, côtoyaient juste les mêmes fêtes, et avaient la même vision du monde. Ils se ressemblaient, dans le fond, les deux gosses ayant grandit bien trop tôt, mais ça, ils ne se l'avoueront probablement jamais à haute voix.
                                      
                        C'est qui elle ?
                        Jersey, enchantée.
                        Quoi ? Alors tu me trompe avec ce, ce... Cette pute ?
                        Mannequin, je préfère.
                                      
               Le ton de Jersey, froid mais amusé, eut le don de faire sourire Loon, ce que ne manqua pas de remarquer Aurore. Tremblante de rage, de désespoir et de tristesse, elle s'avança vers lui, le regard fou. Ses lèvres remuèrent, sans qu'aucun son n'en sorte pour autant.
                                      
                        J'étais ton évidence connard, souffla-t-elle. J'étaie faite pour toi, bordel !
                                      
               La belle blonde contracta sa mâchoire, retenant les larmes qui menaçaient de lui échapper. Elle ne pleurerait pas devant lui. Non, pas devant un salop pareille.
               Loon était toujours aussi calme, posé. Comme s'il savait tout ce qui allait se passer. Il savait que la gifle allait arriver, que la jolie blonde allait s'enfuir comme une furie, non sans casser quelques objets autour d'elle dans sa course. Il savait tout ça pour l'avoir vécu si souvent que cette situation relevait presque du quotidien.
                                      
                        Je sais. Et tu le savais aussi, pourtant ça ne t'a pas empêché de t'approcher de moi.
                                      
               Tout le monde connaît Loon. Tous savent que ce n'est qu'une ordure, un sale gosse de riche égoïste et sans gène. Un con.
Elles le savent, et pourtant, il les fascinent toutes. Elles se disent qu'elles ne font que jouer, qu'elles ne tomberont pas amoureuses. Mais au final, elles tombent toutes amoureuses de lui, les folles inconscientes. Alors elles s'imaginent capable de le changer. Et elles tombent de haut, de très haut. Pourtant, toutes étaient prévenues. Elles savaient.
               La main d'Aurore se leva, et claqua violemment la joue de Loon. Puis sans un regard pour lui, elle quitta la pièce en courant, le visage ravagé par les larmes.
Loon la regarda partir et frotta sa joue endolorie. Il n'avait rien fait pour se défendre. Pourtant, il aurait pu l'esquiver, cette foutue baffe. En faite, il savait qu'il méritait cette gifle. Elle et toutes les autres. Elles méritait de pouvoir lui rendre le mal qu'il leur faisait, et il aurait même accepté d'être frappé jusqu'au sang, s'il l'avait fallu. Alors il accusait le coup, parce que c'est un salaud.
Oui, Loon était un salaud, mais ça, il le savait très bien.
               Reportant son attention sur Jersey, il la vit fourrer pèle mêle le reste de ses vêtements dans son sac. S'avançant vers la porte, elle s'arrêta, sentant le regard de Loon sur elle. Elle releva la tête, le fixant avec une intensité qui en aurait fait frémir plus d'un.
                                      
                        A te comporter comme ça, tu finiras seul, tu le sais ça ?
                        Et alors... ?
                        Alors ? Ton spectacle ne marche que face à un auditoire...
                        ... Et ?
                                      
               Jersey lâcha un bref soupir et, la main sur la poignée, se tourna cependant vers lui. Il savait, elle en était certaine. Il comprenait ce qu'elle voulait dire... Non ?
                                      
                        Un jour, ils partiront. Tous. Ils te laisseront là, seul et sans rien. Rien d'autre que ton putain de pognon. Et tu feras quoi, à ce moment là, hein ? Quant tu seras retombé dans l'ombre, lorsque tu seras passé de mode. Tu feras quoi ?
Tu as besoin d'un auditoire Loon... Ou tu n'es rien.
                                      
               Sur ce, elle tourna des talons et quitta l'appartement. Hébété, Loon resta un moment immobile, ressassant les mots de Jersey. Que ferait-il ? Il continuerait comme avant bien sûr, et qu'importe l'attention qu'on lui porte.
               D'autant qu'au demeurant, la presse l'aimait beaucoup trop pour l'abandonner de sitôt. Loon était le gagne pain de bien des journalistes de la presse à scandale. En vérité, Loon accumulait les premières pages des magazines. Ternissant chaque jour un peu plus l'image dorée de son cher et tendre père, Loon s'amusait à esquinter la popularité et le respect que le nom de son père inspirait. Aaron Loon était l'un des acteurs les plus influent de tout cette petite planète médiatique qu'était Hollywood. Père de trois enfants et engagé dans de nombreuses associations caritatives, Aaron avait, depuis longtemps déjà, coupé les vivres de son fils, espérant lui inculquer le sens des réalités. Mais c'était sans compter sur le colossal héritage qu'avait touché Micah à la mort de ses grands parents. Alors, pour punir son père, il salissait son image et son nom. Et la presse aimait ça, la presse en redemandait. Alors non, son auditoire tiendra bon encore un long moment, c'était certain.
               Enfilant un jean et une chemise, il sortit de chez lui en trombe, ressentant le besoin urgent de s'aérer l'esprit. Dehors, il leva les yeux au ciel, et inspira profondément. Ses mains fouillèrent ses poches de manière instinctive, à la recherche d'une cigarette. En vain.
Soupirant, il s'apprêtait à appeler un taxi, songeant déjà à une fête à laquelle il avait été invité quelques jours plus tôt, lorsque quelque chose attira son attention.
               A quelques pas de lui, une petite brune de tenait immobile, fixant le ciel. Jusque là, rien de bien anormal, si ce n'est l'expression d'émerveillement ancré sur le doux visage de la jeune femme. Sans vraiment s'en apercevoir, il s'approcha d'elle, comme attiré par une force invisible et implacable. Pourtant, elle ne tourna pas la tête vers lui, trop perdue dans la contemplation des étoiles. Aussi surpris par son attitude à elle que par sa propre réaction, il en vint à maudire le ciel. Maudire ces foutues étoiles qui obnubilaient la belle.
                                      
                        Qui es tu ?
                                      
               Les mots franchirent la barrière de ses lèvres, sans même qu'il ne puisse les retenir. Tournant enfin la tête vers lui dans un mouvement infiniment long, elle eu un vague mouvement d'épaule, avant de lui sourire. Rien qu'un simple sourir, et Loon perdit tout contrôle sur sa vie : transporté dans un univers où elle était reine, il était fasciné. Son coeur s'emballa brusquement, cherchant sûrement à détruire sa cage thoracique dans une foulée précipitée de battements tout aussi douloureux que divin. Ses sens s'engourdirent et son corps tout entier semblait électrisé par cette simple vision. Sa vue se troubla, effaçant le monde, pour ne plus voir qu'elle. Envahie par tant de sentiments contradictoires, il semblait se perdre. Il était perdu, mis en échec par une femme dont il ignorait tout. Parce que, bien qu'agonisant, il exultait, vivant comme jamais.
                                      
                        Ton nom... S'il te plaît ?
                        Callypso.
                                      
               Elle leva les yeux au ciel, fixant à nouveau les étoiles. Mais Loon, quant à lui, ne fixait qu'elle. Noyé dans un torrent de sentiments incontrôlables, il ne parvenait à se défaire de l'emprise qu'avait la belle sur son esprit. Suspendu à chacun de ses souffles, il l'entendit soupirer, tandis ce que ses yeux se fermèrent un instant.
               Les rouvrant brusquement, elle partit, sans plus un regard pour Micah. Comme si elle l'avait oublier, comme s'il n'était plus là. Elle disparut, happée par les ombres de la nuit, tel un mirage, un ange.
                                      
                        Callypso, murmura-t-il. »







* Je m'y suis reprit à quatre fois pour écrire cette scène... Et ça ne me va toujours pas. Alors bon, j'ai décidé d'arrêter de m'acharner ><'' Tout ça, c'est de la faute des maths, voilà ! xD
Un visage pour Aurore ? NO IDEA ><'' Mais, jusqu'à preuve du contraire, on ne la reverra plus, alors...


* J'ai été tagué, vous y croyez à ça ? o_O Bref, merci à Chloé, qui a eu la charmante idée de penser à moi^^
(1) Je m'appelle Andréa. (2) Aujourd'hui, c'est le printemps... Et j'aime pas ça. Je préfère la neige, le vent, la pluie et les orages <3 (3) Je suis maladroite au possible, je me cogne dans tout ce qui bouge. Même ce qui ne bouge pas, d'ailleurs. (4) Je ne sors jamais sans un livre sur moi, ni sans ma musique. (5) Je ne suis pas très sociable [ Euphémisme ><'' ] (6) Je déteste à peu de chose près tout ce que touche de près ou de loin à ma petite personne. (7) Je n'aime pas trop parler de moi, mais raconter ma vie, je fait ça comme personne ^^ ... Et je ne tague personne, par pure bonté. ^^

# Posté le dimanche 15 mars 2009 09:03

Modifié le vendredi 22 mai 2009 11:16